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Le lancement de marques horlogères foisonne sur les plates-formes de financement participatif. Florian Chosson a lancé la sienne sur Ulule en faisant un pari un peu fou : ramener les emplois horlogers en France.

Ingénieur des Mines, Florian Chosson avait découvert le savoir-faire horloger lors d'un stage dans une manufacture suisse, en 2015, et décidé de créer sa marque, Routine, pour défendre sa vision du monde, qui consistait à privilégier le made in France et à ne plus laisser partir les savoir-faire en Suisse ou en Asie. C'est ainsi qu'il s'est lancé dans une aventure qu'il a d'abord racontée, en direct, à ses quelque 1.500 « amis » sur Facebook, Twitter, Instagram et LinkedIn, avant de leur proposer d'embarquer avec lui sur la plate-forme française Ulule. Le 4 septembre 2018, en seulement 6 heures, son objectif de financer 100 montres était atteint.

Six semaines plus tard, au terme de la campagne, 616 montres étaient prévendues, qui, selon Makesense - start-up spécialisée dans la mesure d'impact -, allaient permettre de financer 2 emplois en équivalents temps plein dans la filière française.

Relocaliser des emplois

C'est là le propos de Routine : permettre de relocaliser des emplois de la filière hexagonale en finançant des montres de qualité, à prix raisonnable, en tendant vers le 100 % made in France. Et si de nombreux jeunes horlogers sont sur ce créneau, lui en fait son leitmotiv, son argument de vente. « Aujourd'hui, l'horlogerie est portée par les marques mais plus par le savoir-faire. Moi, je voulais y revenir, c'est pour cela que je suis venu en Franche-Comté, où j'ai passé deux ans à chercher des sous-traitants partenaires », poursuit Florian Chosson, qui navigue entre Romans-sur-Isère, où il a installé le siège de Routine, Paris, où sa start-up fut incubée, et le Doubs, où est concentrée la filière française.

L'aventure a connu des hauts et des bas. Pour les hauts, la rencontre avec Yves Jégo, sur le salon du Made in France 2017, qui a accéléré la labellisation Origine France Garantie, obtenue en septembre 2018. Pour les bas, la défection de deux sous-traitants, dont un majeur : celui qui allait assembler les mouvements et tout le mécanisme, placé en liquidation judiciaire en mars 2019, au moment crucial.

Fabriquer des aiguilles

Mais les obstacles ont été surmontés et l'aventure continue, cette fois sur le site de Routine, avec 800 montres commandées au total pour 3 emplois en ETP. Les 200 premières ont été livrées, les suivantes devraient l'être d'ici la rentrée. L'objectif du 100 % made in France n'est pas atteint, mais la marque s'en rapproche : 92 % de la valeur ajoutée du produit est hexagonale, réalisée dans 14 ateliers (dont 13 en France) qui assurent l'usinage, le polissage, le gravage, la fabrication des couronnes, du boîtier, du bracelet… Un métier est même réapparu en France : celui de cadranier, que l'atelier de fabrication d'aiguilles, à Morteau, a accepté de tenter de relancer. Il n'a pas encore créé d'emploi, mais pour Florian Chosson c'est déjà une victoire.

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